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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 17:39

Compagnon de route de Messali Hadj, Ali Agouni profite de l’occasion de ce séminaire scientifique auquel participeront, entre autres, Mohamed Harbi et Benjamin Stora pour réitérer son appel aux autorités du pays afin de permettre au PPA de revenir sur la scène politique.

“Je demande que le PPA de Messali Hadj reçoive son agrément afin qu’il puisse participer librement et légalement en Algérie à la vie politique et syndicale en défendant son programme : la fin du système, le libre exercice de toutes les libertés d’expression, la liberté syndicale, la parole au peuple et l’élection d’une assemblée constituante, la désignation d’un gouvernement responsable devant l’assemblée constituante qui remettra l’Algérie dans la voie de la liberté d’expression dans la véritable justice et qui mettra fin à la corruption, la bureaucratie, la dilapidation des biens du peuple et la préparation des élections libres et transparentes au suffrage universel.” C’est l’appel adressé au président de la République par M. Agouni Ali, ancien compagnon de Messali Hadj et lui-même responsable du PPA (Parti du peuple algérien) lors de la tenue les 17 et 18 septembre à Tlemcen du colloque international sur Messali Hadj. Dans ce même appel, il demande aussi au chef de l’État “de faire reconnaître officiellement les batailles et les luttes menées par les moudjahidine ALN/MNA contre le colonialisme et de reconnaître ces moudjahidine au même titre que ceux de leurs frères du FLN”.
À la veille de cet événement scientifique, M. Ali Agouni, dans un long courrier adressé à Liberté, a tenu d’abord “à présenter ses sincères salutations et ses encouragements à tous les intervenants qui animeront ce grand débat historique sur le grand homme emblématique Messali Hadj qui a marqué durant plus de la moitié du 19e siècle de son long combat pour la Révolution et pour l’indépendance de l’Algérie”. Il a rappelé qu’“à 29 ans, en 1927 au congrès anti-impérialiste de Bruxelles, en présence du grand leader Nehru, représentant l’Inde, Ho-Chi-min l’Indochine, Mohamed Hatta le Pakistan, Messali Hadj au nom de l’ENA prononça un grand discours retentissant dans les pays colonisés, et pour la première fois, il réclama l’indépendance totale des trois pays d’Afrique du Nord (Algérie,Tunisie, Maroc) et il dénonça vivement et hautement les méfaits et les tortures du colonialisme et surtout en Algérie”.
Dans son courrier, l’ancien compagnon de lutte de Messali Hadj rappelle qu’“en 1962, ce dernier a transformé le MNA en PPA (Parti du peuple algérien), nous allons célébrer prochainement le cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie ; mais aussi le cinquantenaire de la refondation du PPA par Messali Hadj en montrant qu’il est d’une actualité brûlante dans une situation où les peuples d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient se soulèvent contre les dictatures et exigent l’instauration d’une véritable démocratie et l’élection d’une assemblée constituante au suffrage universel. C’est le programme du PPA élaboré il y a cinquante ans par l’homme prévoyant qui est Messali Hadj. Il revendique l’indépendance de l’Algérie en 1927, c’est devenu une réalité en 1962”. Le 3 juin 1974, Messali Hadj (de son vrai nom Ahmed Messali), considéré comme étant le père du nationalisme en Algérie, fondateur de l’Étoile nord-africaine, de l’Union nationale des musulmans nord-africains puis du Parti du peuple algérien, était inhumé à Tlemcen au cimetière Cheikh-Senouci dans un environnement de suspicion. Le défunt Mourad Hamidou, militant actif du PPA, compagnon de lutte de Messali Hadj, a organisé chez lui les funérailles, faisant fi de tout ce branle-bas de combat policier et s’était placé à la tête du cortège funèbre en chantant l’hymne du PPA. Depuis cette date, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et aujourd’hui évoquer son nom, son parcours, ses hauts faits politiques, ne risque pas de conduire son auteur en prison. Plusieurs séminaires, dont certains placés sous le patronage du président de la République, ont été organisés pour perpétuer sa mémoire et une importante institution, en l’occurrence l’aéroport international de Zenata, porte son nom gravé sur le marbre. Une autre rencontre scientifique lui est consacrée cette fois-ci par l’Association des anciens élèves et lycéens de Tlemcen (Écolymet) avec la participation de nombreux chercheurs et historiens parmi lesquels on annonce Mme Djanina Messali Benkalfat (fille du défunt), les professeurs Harbi Mohamed, Carlier Omar, Benjamin Stora, Soufi Fouad, Benmalek Anouar et Mme Siari Tengour.  

Liberté, 15 septembre 2011

http://www.liberte-algerie.com/edit_archive.php?id=162640

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Published by B. Abdelmadjid - dans Algérie Histoire
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