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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 15:17
Autant prévenir, il ne s'agit pas du film éponyme sorti dernièrement en salle avec Nicolas Cage. Il est ici question de la première édition où l'on retrouve Harvey Keitel dans le rôle principal, celui d'un filc new-yorkais pourri jusqu'au bout des ongles, camés jusqu'à la moelle et endetté sur plusieurs générations.

Ca commence et ça se termine avec la confrontation entre NY Mets et LA Dodgers (East Coast/West Coast version base-ball pour les non-initiés). Dans une atmosphère de décadence absolue, le flic corrompu (et accessoirement père de famille) tombe sur l'affaire du viol d'une nonne dans une Eglise.

Moins que l'horreur des faits eux-mêmes, c'est la réaction toute catholique de la victime qui perturbe le desperado et il se met en tête de retrouver les coupables pour rendre lui-même justice. C'est finalement une histoire sur la vengeance et la rédemption en plein Pandémonium.

Le film est violent, cru, dérangeant mais pas extraordinaire. Daté de 1992, il semble bien plus âgé du point de vue de la réalisation somme toute sommaire. Les limites ne sont pas franchies concernant la" sexualité" à l'écran (qui bien que présente, le reste dans un certain cadre). C'est plutôt dans les prises de drogues (qui ont été réelles pour Keitel) que le "réalisme" est poussé jusqu'au bout et cela se ressent à l'écran, sur le visage de l'acteur.

"Bad Lieutenant", Real. Abdel Ferrara (1992), 1h38 min.

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