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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 09:59

Dog Pound

 

 

Dog Pound ; Fatal ; Shrek 4 ; L'Agence tous risques ; When you're strange ; Bébés ; L'Illusionniste ; Copie conforme ; La Tête en friche

 

Une fois n'est pas coutume, je ne ferai pas de critique spécifique à un film mais je regrouperai sur une seule chronique, différents films (précisément 9) vus ces derniers jours.

 

Avant d'entrer dans le vif sujet, en bon spectateur, je fréquente assidûment les salles MK2 et UGC (comme beaucoup de mes lecteurs je suppose). Arrivant à l'heure du début de la séance et non au moment de la projection du film (histoire d'être correctement installé), je subis les interminables publicités (sans me plaindre de voir les bandes-annonces qui peuvent parfois donner envie d'aller voir telle ou telle oeuvre).

 

Et, parmi ces publicités, on a eu récemment droit à un spot de propagande pour l'entité sioniste qui présentait cet Etat d'apartheid (dixit le syndicat sud-africain COSATU) comme un petit paradis sur terre, mais qui peut oublier le sort des Palestiniens expropriés, expulsés et massacrés? Scandaleux!

 

Dans le même moment, on a pu assister à la dernière campagne de propagande de l'armée de terre "devenez vous-même" qui proclame vouloir recruter 15 000 jeunes que la crise devrait transformer en "pacificateur" des Afghans, au lieu d'envisager sereinement une carrière civile dans une entreprise, un établissement ou une administration... Répugnant!

 

Du coup, je me demande si, en tant que spectateur abonné, qui finance partiellement ces complexes comme des milliers voire des millions d'autres, il ne faudrait pas lancer un message ou une menace de boycott pour les salles qui projetteraient des spots de propagande colonialiste ou militariste... à méditer!

 

 

La Tête en friche

 

Après ces quelques considérations, entrons dans le vif du sujet. Passons en revue le film que j'ai le moins apprécié ces derniers jours : "La Tête en friche" (2009), réalisé par Jean Becker (01h22 min) avec Gérard Depardieu dans le rôle principal. Germain, 45 ans, analphabète et un peu simplet, vit dans une caravane dans le jardin de sa mère quelque part en province. Dans un jardin public, il rencontre une retraitée, Margueritte qui va lui transmettre le goût de la lecture, à la grande stupéfaction de ses copains de bistrot qu'on qualifierait volontiers de beauf à Paris. C'est une histoire sur la transmission, les héritages (assumés ou non), l'amour familial, l'amitié, etc. mais un peu trop simplet justement...

 

 

Copie conforme

 

Avez-vous déja eu l'occasion d'aller voir un film en vous reconnaissant, malgré vous et a posteriori dans un des personnages? "Copie conforme" (2009), réalisé par Abbas Kiarostami (01h46 min) avec Juliette Binoche. Cette oeuvre nous embarque en Toscane pour assister à la rencontre entre un écrivain venu tenir une conférence pour la parution de son dernier livre, et une galeriste française installée dans la région, mère d'un adolescent. Le récit bascule quand les deux adultes partent se promener dans la région et, comme l'indique le titre, le trouble s'installe au point de ne plus être sûr de rien ni de personne. L'amour peut être à ce point troublant.

 

 

 L'Illusionniste

 

C'est un film d'animation pour lequel on ne vous demandera pas un euro supplémentaire pour de (souvent) inutiles lunettes 3D. "L'Illusionniste" (2006), réalisé par Sylvain Chomet (01h20 min). L'action se passe à la fin des années 50, à Paris. Un artiste précaire, forcément précaire, enchaîne les salles vides et les flops au moment où le public est attiré par de nouveaux spectacles. Il finit par s'exiler quelque part en Écosse où, dans la chaleur d'un pub villageois, il trouvera un public enthousiaste. Il trouvera aussi une jeune femme dont il ne parle pas la langue mais qu'il emmène dans ses aventures... Mais tous deux finiront par comprendre que les magiciens n'existent pas. Un film on ne peut plus mélancolique, simple et touchant.

 

 

Bébés

 

Si vous avez des posters ou des photos de bébés chez vous, sans que l'on vous soupçonne de quoi que ce soit, alors foncez voir ce film, vous le trouverez "trop mignon"... "Bébés" (2009), réalisé par Thomas Balmès (01h16 min). Le concept est simple est efficace. On suit quatre nouveaux-nés (et leurs parents) durant leur première année. On voyage ainsi aux Etats-Unis, en Namibie, en Mongolie et au Japon. On les vois pleurer, se laver, ramper, rire, vivre quoi... Sans la moindre voix off ou commentaire. L'image et le son (naturel) sont sensés parler d'eux-mêmes. Petites remarques : pourquoi il n'y a pas d'enfant vivant en Europe ou dans le monde arabe? Pourquoi l'enfant africain vit-il forcémént dans un territoire des plus reculés? N'empêche que ça donne envie de faire des bébés ce genre de documentaire...

 

 

When You're Strange

 

Parce que les "Doors" ce n'est pas seulement "The End" magnifié par l'ouverture du génial "Apocalypse now" de Francis Ford Coppola. "When you're strange" (2009), réalisé par Tom DiCillo (01h30 min). Un film documentaire musical consacré au groupe fondé en 1965 par la légende Jim Morrison qui repose depuis 1971 au Père-Lachaise. C'est Johnny Depp qui nous raconte la genèse et la fin brutale d'un des groupes de rock les plus influents et populaires de l'histoire. On replonge le temps du film dans le contexte politique et social des années 60, particulièrement aux Etats-Unis, avec ses contestations multiples, ses expérimentations synthétiques et ses musiques amplifiées... Sex, drug and rock'n'roll...

 

 

L'Agence tous risques

 

On change de registre et on fonce tout droit vers la comédie, avec pour ceux qui sont nés dans les années 70 et 80, l'adaptation réussie d'une série devenue culte avec ses personnages hauts en couleur : "L'Agence tous risques" (2010), réalisé par Joe Carnahan (01h54 min). Adeptes du réalisme cinématographique, n'y allez pas! Amateurs de cascades improbables, d'humour à la testostérone, servis par des militaires renégats, ce film est fait pour vous! Quel plaisir de retrouver la bande dirigée par Hannibal (Liam Neeson) avec la brute au grand coeur (Barracuda), le débile génial (Looping) et le beau gosse (Futé). En dehors de l'aspect "défense de l'armée" (contre les mercenaires qui sévissent en Irak), ce film est un bon divertissement, efficace dans son genre.

 

 

Shrek 4, il était une fin

 

Je l'ai vu en "avant-première" et en version française, donc je n'ai pas pu profiter de la vraie voix du vrai Shrek (parce qu'il existerait vraiment du côté de l'oued El Harrach) : "Shrek 4, Il était une fin" (2010), réalisé par Mike Mitchell (01h33 min). J'avoue n'avoir vu que le premier épisode avant cette conclusion mais je ne me suis pas senti perdu. Shrek file le bonheur parfait avec sa femme et ses trois petits ogres... Mais la routine s'installe et notre bonhomme vert pète les plombs pour ensuite regretter sa vie antérieure. L'ignoble Tracassin se servira de ce spleen pour manipuler notre ami au grand coeur qui ne devra son salut que par un baiser d'amour (et oui, encore un...). Je ne brise pas le suspense en vous disant que tout se termine bien dans le meilleur des mondes, la morale étant d'apprécier son bonheur même routinier.

 

 

Fatal

 

Le film le plus débile de l'année? Le plus vulgaire? Attendez moi, j'arrive... "Fatal" (2009), réalisé par Michaël Youn (01h35 min), avec Michaël Youn dans le rôle de Fatal Bazooka. J'ai ri, énormément ri et je n'ai même pas honte. Derrière l'humour gras et les strings à gogo, se cache une critique acerbe de l'industrie musicale et des programmes débiles en destination des adolescents (pas tous débiles d'ailleurs). J'avais déjà aimé le concept Fatal Bazooka avec les titres hilarants : "Fous ta cagoule" et "Mauvaise foi nocturne" qui remettaient à leur place les faux méchants du hip hop français. Si vous voulez passer un bon moment et que vous n'avez rien contre les blagues scato (car c'est souvent ça), n'hésitez pas, profitez de la fête du cinéma (mais n'emmenez pas vos enfants, allez plutôt voir Shrek avec eux).

 

 

Dog Pound

 

Dans la série, "le film coup de poing qui laisse K.O.", je présente : "Dog Pound" (2010), réalisé par Kim Chapiron (01h31 min), avec le jeune Adam Butcher dans l'incarnation de la vengeance. De tous les films précédemment cités, s'il ne devait en rester un, ça serait bien cette chronique de la violence en milieu fermé, là où l'homme est un loup pour l'homme. C'est peut-être parce que je l'ai vu hier mais il m'a profondément touché, presque physiquement tant le propos est dense. L'action se déroule dans un centre de détention états-unien pour adolescents. Nous suivons l'arrivée douloureuse de quelques jeunes dans ce milieu hostile où, sous le prétexte officiel de donner une seconde chance à ces délinquants, certains reproduisent les inégalités et fléaux qui les ont conduits en détention. Certaines scènes sont très dures, violentes voire insupportables. Mais quelle maîtrise...

 

Sidi Cinéma

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Published by Sidi Cinéma - dans Critiques Cinéma
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