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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 12:23
Ce film inspire une certaine insatisfaction, surtout quand on fut sensible à l'élégante publicité, aux critiques élogieuses (pour ne pas changer). On regrette le fait de passer d'une étape de la vie à une autre, presque sans transition. On peut estimer un peu long le développement sur son enfance dans la bourgeoisie juive d'avant-guerre. On peut trouver légèrement grossier (et non vulgaire) l'usage du double maléfique pour expliquer les dérapages (mais on se verra répondre qu'il s'agit ici d'un conte).
On ne boude toutefois pas son plaisir en se plongeant dans le petit milieu artistique de l'époque (quand les vedettes ridées d'aujourd'hui étaient resplendissantes hier), surtout quand on assiste à la composition des chansons que l'on fredonne sous la douche ou dans le métro (et qui font partie du patrimoine populaire).
Enfin, sur le passage connu où Gainsbourg déclare qu'il est un "insoumis" devant des militaires chauvins suite à sa reprise de "La Marseillaise", j'ai pensé à cette chanson peu connue (sauf pour les milieux concernés) intitulée "Le sable et le soldat" (écrite en soutien aux forces armées sionistes en 1967) et qui me conforte dans l'idée que l'artiste n'était qu'un demi-rebelle. On ne peut pas tout avoir...

"Gainsbourg - (vie héroïque)", Real. Joann Sfar (2009), 2h10 min

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