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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 15:04
Le pitch : tout juste libéré de prison (1990), Nelson Mandela (interprété par Morgan Freeman) devient président (1994) de la république sud-africaine dont la population, à majorité noire, n'est toujours pas sortie des ghettos de l'apartheid. Dans son soucis de "réconciliation" avec la minorité blanche qui contrôle l'économie et certains rouages de l'Etat, Mandela va éviter de répondre à la volonté radicale de justice des membres de son parti (ANC). Cela va se traduire notamment sur un aspect a priori anecdotique mais symboliquement fort : le rugby. Ce sport, essentiellement pratiqué par la minorité blanche, contrairement au football, pratiqué par les Noirs qui ne manquaient pas de supporter n'importe quelle équipe affrontant les "springboks", comme pour exprimer un rejet du régime fondé sur la discrimination. Mandela va donc défendre l'ancien nom de l'équipe ainsi que ses couleurs (vert et or) et tenter de s'appuyer sur le capitaine de l'équipe Francois Pienaar (Matt Damon). L'Afrique du Sud, malgré ses piètres performances, est qualifiée d'office à la coupe du monde (1995) en tant que pays organisateur. Mandela va alors essayer de transformer l'essai de la "réconcilation nationale" grâce à ce "sport de hooligans joué par des gentlemen".
L'avis : Walt Disney n'aurait pas mieux fait. Les scènes de rugby sont finalement assez courtes comparativement à la durée du film. Quelques scènes montrent des enjeux politiques même si ce n'est pas le propos du film. On ne ressort pas de la salle en ayant en tête une scène extraordinaire ou un dialogue finement travaillé. S'ajoute à cela le fait que, lorsqu'on a soif de justice et d'égalité, malgré tout le respect que l'on peut avoir pour Mandela, on comprend bien qu'il ne fut pas particulièrement "révolutionnaire" et que cette volonté de "réconciliation" ou de conciliation avec la minorité blanche, se fait au détriment de la majorité noire. En ce sens, les symboles restent des symboles. Rien de plus. On a parlé d'un film "humaniste". Certes... Avis aux amateurs de bons sentiments.

"Invictus", Real. Clint Eastwood (2009), 2h12 min

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