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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 20:16
URSS, durant l'automne 1952. La révolution eut lieu 35 ans auparavant, l'assassinat de Trotsky remonte à 12 ans et la mort de Lénine à 28 ans. Une jeune et belle urologue (Anna, interprétée par Marina Hands) qui exerce dans un hôpital, pratique le magnétisme curatif. Son époux (Vassili, incarné par Edouard Baer) est physicien, ils vivent une belle histoire d'amour, ternie par leur incapacité à concevoir un enfant. Leur vie marquée par la routine des arrestations (et de la peur des arrestations), dans le contexte immédiat du "complot des blouses blanches". S'ajoute à cela le harcèlement sexuel dont est victime Anna à l'hopital, ainsi que les plaintes des voisins. Staline (interprété par André Dussollier, méconnaissable), qui vient de se séparer de son médecin juif (déporté au Goulag), fait appel  à Anna. Le dictateur, mourant, veut avoir recours à ses soins alternatifs pour rendre supportable le mal qui le ronge. Entre relation spéciale s'établit entre le "Petit père des peuples" et celle qui soigne avec ses mains.
Précisons que c'est tout de même assez troublant de voir un film censé se dérouler en URSS avec des acteurs français, qui parlent en français. Une présence russe n'aurait sans doute pas fait de mal. Ensuite, le générique du début (qui reprend l'hymne soviétique chanté par les puissants et mélodieux choeurs de l'Armée rouge) reste pour le moins énigmatique, entre la force de la musique et ce que semble suivre la caméra. Enfin, on reste un peu trop souvent en intérieur, comme au théâtre (du coup, pour l'aspect évasion qu'on aime au cinéma, on verra autre chose).

"Une exécution ordinaire",  Real. Marc Dugain (2009), 1h45 min.

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