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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 13:43

Deux films documentaires sortis récemment dans les salles françaises nous parlent de la Tunisie révolutionnaire. Si le premier film "Laïcité inch'Allah" (réalisé par Nadia El Fani) a davantage fait parlé de lui, le second, "Plus jamais peur" (réalisé par Mourad Ben Cheikh), aurait mérité un traitement médiatique autrement plus favorable. A quelques jours des élections pour l'Assemblée constituante, 9 mois après le "dégagement" du dictateur soutenu jusqu'au dernier moment par les puissances occidentales et ses voisins immédiats (rappelons qu'en Algérie, le parti du Premier ministre Ahmed Ouyahia, le RND, entretenait des relations cordiales avec le RCD tunisien et que, dans un journal algérien comme L'Expression, on pouvait trouver des articles élogieux pour la dictature de Ben Ali en souhaitant, à mots plus ou moins couverts, une importation de ses meilleurs recettes), retour sur deux oeuvres qui illustrent la marche d'un peuple.

 

Laïcité Inch'Allah !

Après l'avoir visionné, et comme cela m'arrive souvent, j'ai partagé une première impression en quelques caractères sur mon "mur". J'écrivais en substance : 

Un film à voir et à discuter étant donné l'importance du sujet malgré l'angle choisi. On en viendrait presque à penser, sans doute à tort mais non sans raison, que la laïcité reste confinée à certains cercles de la petite-bourgeoisie francophone et que l'islamisme serait la propriété des masses populaires arabophones. On aurait préféré une fenêtre d'analyse élargie mais ce projet débuté sous la dictature de ZABA a visiblement connu certaines contraintes. A compléter avec l'autre documentaire tunisien "Plus jamais peur"...

Après un bref échange avec un ami, très critique avec le film (et à juste titre), je complétais mon sentiment :

Ce film, aussi maladroit soit-il, peut devenir le prétexte à un débat important voire essentiel sur les libertés individuelles et collectives. D'ailleurs, j'ai aimé une des dernières scènes qui est justement un débat public (dont on ignore malheureusement les initiateurs). On voit les incompréhensions, les langues utilisées et des discussions que l'on retrouve sur les deux rives de la Méditerranée. C'est d'ailleurs un des aspects intéressants ou significatifs. On peut se demander jusqu'à quel point l'agenda politique de certains Maghrébins (notamment francophones et/ou francophiles) est formaté par l'actualité française. Quant au "chiffon vert", ce n'est rien autre qu'une peur élitiste de l'intervention du peuple dans ses propres affaires et aussi un signal adressé à l'Occident. Tout comme le film qui, selon les propos de la réalisatrice, est à destination de l'Occident afin de montrer que l'espace arabo-musulman n'est pas monolithique ou composé exclusivement d'intégristes.

Evidemment, ces discussions, comme l'écho du film (qui s'appelait initialement "Ni Allah, ni maître"), est inséparable du public ciblé et du contexte politique tant tunisien (où la menace islamiste est brandie par certains secteurs pour éviter de parler d'autres questions, comme la rupture effective avec le régime bourguibo-benaliste) que français (marqué par un pseudo-débat sur la laïcité qui n'était, en fait, qu'un torrent de boue islamophobe pour vider de son contenu la loi de 1905 ; ou comment instrumentaliser les musulmans, au nom de la laïcité pour rogner ce qui n'est autre que la séparation des Eglises et de l'Etat).

La perspective d'une victoire relative d'Ennahda (indépendamment du résultat des élections, notons que seuls 52% des Tunisiens en âge de voter se sont inscrits sur les listes électorales, reste à savoir combien voteront et pour qui), puis les incidents (dont s'est démarqué Ennahda) consécutifs à la diffusion sur une chaîne privée du magnifique "Persepolis", alimentent les polémiques autour d'un scénario "à l'algérienne" et ont mis en relief, un aspect parmi d'autres : la place de l'Islam dans la société tunisienne, opposée à la laïcité (souvent confondue avec l'athéisme ou l'anti-islamisme) qui en serait la négation.

Il n'en demeure pas moins, qu'au même titre que la question de l'égalité femmes/hommes, celle de l'éducation, de la répartition des richesses, l'anti-militarisme, l'internationalisme anti-impérialiste etc., la laïcité (comprise comme séparation des Eglises et de l'Etat, et prise dans la perspective des libertés individuelles et collectives) fait partie des combats progressistes, des bandes de ce drapeau que les révolutionnaires ou réformistes laissent trop souvent dans leur poche, soi-disant pour ne pas heurter les masses qu'ils jugent aussi rétrogrades qu'eux-mêmes (antisémites, homophobes, misogynes, anti-intellectuels, etc.). 

Non seulement la liberté est une et indivisible mais il faut également sortir de l'abstraction, source de trop nombreux malentendus (et dans ce sens, je le répète, la meilleure scène du film est sans nul doute celle du débat public). Pour en venir aux choses concrètes, c'est défendre la liberté de croire ou de ne pas croire, la liberté totale d'expression, de pratiquer comme de ne pas pratiquer (donc de ne pas jeûner, de consommer de l'alcool, etc.), la liberté totale d'organisation politique (y compris ceux faisant référence à une religion), associative, culturelle ou cultuelle (sans ingérence de l'Etat et de ses polices, sans prêche dictée par un ministre quelconque), arrêter les coupures des programmes audiovisuels (et pas seulement les matchs de football) sous prétexte d'appel à la prière, supprimer toute subvention publique pour des organismes religieux, la fin du fonctionnariat pour les imams (qui doivent être contrôlés par les fidèles eux-mêmes), le retrait de l'enseignement religieux obligatoire à l'école, ne plus se référer à un culte (ou un dogme particulier) dans le droit ou la Constitution (surtout quand il s'agit de refuser aux femmes le contrôle de leur corps, ou de maintenir la peine de mort).

Ceci pour dire que le débat devrait moins se présenter par l'opposition entre Islam et laïcité, ou avec le mot d'ordre "séparation du religieux et du politique", que dans la défense des libertés, tout comme celle de l'autonomie des individus ou des collectifs vis-à-vis de l'Etat.


Plus jamais peur

Toujours selon le même procédé, en partageant la bande-annonce du film "Plus jamais peur", que j'avais visionné avant "Laïcité inch'Allah", j'avais écrit le commentaire suivant :

Aujourd'hui chez vous, demain chez nous! Un peuple ne vit qu'à partir du moment où il occupe les espaces qui lui étaient jusqu'alors interdits ou joue avec les codes imposés. Quand il quitte son statut de spectateur ou de figurant dans le film de sa propre vie pour en devenir l'acteur ou le metteur en scène. C'est-à-dire loin de la farce électorale et proche de la démocratie directe, du comité, de l'auto-organisation et de la contestation du pouvoir... Plus jamais peur!

C'est que cette oeuvre était infiniment plus enthousiasmante que la première et me faisait davantage penser au film égyptien "18 jours" (lire la critique) qui offrait une riche palette de points de vue reconstitués autour d'un même événement, du privé au public. "Plus jamais peur" est un vrai documentaire, construit, argumenté, intelligent et qui a pour objet la révolution tunisienne et ses révolutionnaires.

On retrouve les interrogations mais aussi l'élan des manifestations, des portraits d'opposants qui n'ont pas attendu le 14 janvier pour être révolutionnaires comme Hamma Hammami du PCOT ou sa femme Radhia Nasraoui, avocate et militante des droits humains sous la dictature. On bascule entre la souffrance exprimée par des malades internés qui reconstituent symboliquement le puzzle de cette révolution, et l'auto-organisation des citoyens dans les comités de quartier qui réinventent la solidarité et apprennent à se parler.

On garde en mémoire cette discussion autour du feu, où un Tunisien rappelle ce que signifiait la dictature, dans la méfiance généralisée, la peur de tous, la paranoïa à tous les niveaux, où l'on ne pouvait pas vraiment avoir d'amis et encore moins parler politique avec n'importe qui ne peur d'être l'objet d'une manipulation et embarqué par les omniprésents membres des services de répression. C'est aussi ces petites humiliations de cette Tunisienne qui raconte comment ses compatriotes baissaient la tête quand, à l'étranger, on leur faisait remarquer qu'ils n'avaient aucune liberté d'expression dans leur pays.

C'était une autre époque, aujourd'hui révolue. Mais comme on le disait en 1968: "ce n'est qu'un début, continuons le combat..."

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 17:28

18 jours

 

Le film qui te fait aimer les Égyptiens si ce n'était pas déjà le cas. 10 courts-métrages qui offrent autant de fenêtres sur la révolution, les révolutionnaires, les planqués, ceux qui s'engagent, le grandiose à l'échelle intime, le spectacle hypocrite. 18 jours, ça passe très vite et ça se se passe partout, bientôt...الشعب يريد اسقاط النظام  


New York, I Love You                                                                                                                             Paris, je t'aime

 

Il y a une unité spatiale, Le Caire, comme dans les films "New-York I Love You" (2008) [lire la critique du film] ou "Paris je t'aime" (2005), mais aussi une unité temporelle car l'action de chaque film se situe du 25 janvier au 11 février 2011, chute du raïs Moubarak. La diversité des réalisateurs amène également une diversité dans les thèmes abordés et dans la qualité du traitement. On retrouve, entre autres, derrière la caméra Yousry Nasrallah qui avait fait connaître au public occidental la merveilleuse Mona Zaki (que l'on retrouve aussi devant la caméra) dans le troublant "Femmes du Caire" (2009) [lire la critique du film], fresque engagée et féministe dans l'Egypte pré-révolutionnaire.

 

Femmes du Caire                                                                                                                          Casanegra


On retiendra dans les évocations quelque chose d'universel, à savoir le refus de l'oppression, mais aussi des aspects communs à de nombreux pays arabes dans la manière de réprimer. Parler de « révolution(s) arabe(s) » n'est pas un abus de langage et encore moins une expression raciste comme le pensent certains professionnels de la politique. Il suffit de promener son regard et sa caméra dans les rues de Casablanca, comme dans l'enthousiasmant "Casanegra" (2008) [lire la critique du film], dans la Palestine occupée, comme dans le scorsesien "Ajami" (2009) [lire la critique du film], ou encore dans la Tunisie de Ben Ali, avec l'angoissant "Les Secrets" (2010) [lire la critique du film] pour comprendre ce qui résonne chez les peuples connectés entre eux par les médias, des héritages et des perspectives.

Ajami                                                                                                                           Les Secrets

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 10:45

 

L'Ange du mal

 

Difficile de ne pas penser, en voyant ce film, aux gangsters français médiatisés que furent les Spagiarri, porté au cinéma par Jean-Paul Rouve "Sans arme, ni haine, ni violence" (2008) ou "Mesrine : l'ennemi public n°1" (2008).

 

Sans arme, ni haine, ni violence                                                                                                       Mesrine : L'Ennemi public n°1

 

C'est aussi revenir à une époque violente où l'on pouvait mourir ou tuer pour des idées. Dans cette vieille Europe, des organisations ou individus comme les Brigades rouges, la Fraction Armée Rouge ou "La Bande à Baader" (2008), "Carlos" (2010) [cliquez pour lire la critique du film], etc. faisaient la une des journaux.

 

La Bande à Baader                                                                                                      Carlos

 

On choisissait de changer le monde ou de prendre sa part du gâteau. L'Ange du mal (Renato Vallanzasca) fait partie de la deuxième catégorie ; tombé dans la délinquance comme d'autres sont tombés dans la marmite. Les scènes de prison nous rappellent l'excellent "Hunger" (2008) [cliquez pour lire la critique du film] ou le non moins réussi "Bronson" (2009) [cliquez pour lire la critique du film], qui relate l'histoire du détenu le plus dangereux d'Angleterre.

 

Hunger                                                                                                      Bronson

 

Vallanzasca fait le grand écart entre le célébrissime "Scarface" (1983) ou "Les Affranchis" (1990) [cliquez pour écouter la bande originale du film], dans l'ascension puis la chute d'un outsider, et le sombre "Gomorra" (2008), pour son ancrage local dans le pays de la Juve et de la maffia.

 

Les Affranchis                                                                                                     Gomorra

 

C'est un film à voir pour le divertissement, l'atmosphère et les costumes. Quant au reste (trajectoires des individus, contexte politique, perspective européenne, etc.), on préférera autre chose...

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 16:34

Cowboys & envahisseurs

 

L'alliance du western et de la science-fiction n'est pas en soi particulièrement innovant. Il suffit de penser à "Wild Wild West" (1999) qui s'y était essayé.

 

Wild Wild West

 

Sauf que lorsque Daniel Craig, alias James le Blond, use de son bras armé tel "Cobra" dans la série animée,

 

 

on a envie de se laisser balader dans cet Ouest sauvage, transfiguration de nos sociétés dites modernes où la seule loi qui compte est celle du plus fort. Sans oublier la vengeance nécessaire comme dans le sublime "Il était une fois dans l'Ouest" (1968).

 

Il était une fois dans l'Ouest

 

J'avoue m'être parfois ennuyé et avoir un peu souri devant la fable humaniste de l'Indien civilisé. De bons sentiments pour caresser l'illusion d'une entente possible entre colons et colonisés, sauf que l'Indien gentil, rêvé en fils adoptif, meurt à la fin tandis que demeure le fils biologique, taré mais de noble ascendance. Bref, une ode à l'union sacrée du genre humain : cowboys-colons, bandits-Européens (les bons envahisseurs) et Indiens-colonisés contre les mauvais envahisseurs : les extra-terrestres... On préfère, et de loin, la révolte des singes (lire la critique de Sidi Cinéma).

 

La Planète des singes : les origines

 

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 12:29

 

"Goodfellas" original soundtracks

 

Bande originale du film "Les Affranchis"

 

 

 

Tony Bennett : "Rags to riches"

 

http://www.youtube.com/watch?v=tO_XnBm4PfE

 

 

The Cleftones : "Can't we be Sweethearts"

 

http://www.youtube.com/watch?v=kato7EMyhWY&feature=related

 

 

Otis Williams and The Charms : "Hearts of Stone"

 

http://www.youtube.com/watch?v=zTr4ObolvYc

 

 

The Moonglows : "Sincerely"

 

http://www.youtube.com/watch?v=VVow06djNO0&feature=related

 

 

Giuseppe di Stephano : "Firenze Sogna"

 

http://www.youtube.com/watch?v=pUeD2qHIfeY

 

 

The Cadillacs : "Speedo"

 

http://www.youtube.com/watch?v=0fnMGXpDSJ0

 

 

Giuseppe di Stephano : "Parlami d'amore Mariu"

 

http://www.youtube.com/watch?v=a85sWyBCP5U

 

 

Billy Ward and His Dominoes : "Stardust"

 

http://www.youtube.com/watch?v=vV0VHzvSNg4&feature=related

 

 

Mina : "Il cielo in una stanza"

 

http://www.youtube.com/watch?v=11mejVpT6Yg

 

 

The Marvelettes : "Please mister Postman"

 

http://www.youtube.com/watch?v=_dVt11UZ0uA

 

 

Johnny Mathis : "It's not for me to say"

 

http://www.youtube.com/watch?v=0WdsUL3oM9Y

 

 

Betty Curtis : "I will follow him (Chariot)"

 

http://www.youtube.com/watch?v=lhZ0QTIFh84

 

 

 

 

 

The Crystals : "Then he kissed me"

 

http://www.youtube.com/watch?v=cE_jOD2Fxvs

 

 

 

The Chantels : "Look in my eyes"

 

http://www.youtube.com/watch?v=Zvu0zHuNBPQ&feature=results_video&playnext=1&list=PL2A3B11CE4CD7E83A

 

 

Bobby Vinton : "Roses are red"

 

http://www.youtube.com/watch?v=G7AoDh2kVLQ

 

 

The Harptones : "Life is But a Dream"

 

http://www.youtube.com/watch?v=9rHqV3YMTP8

 

 

The Shangri-Las : "Leader of the Pack"

 

http://www.youtube.com/watch?v=McvWodRXA7k&feature=related

 

 

Al Johnson : "Toot, Toot, Tootsie goodbye"

 

http://www.youtube.com/watch?v=IGq8B0pMJ84&feature=results_video&playnext=1&list=PL77556D50AB2D85E0

 

 

Dean Martin : "Ain't that a kick in the head"

 

http://www.youtube.com/watch?v=j-Yk4gW-dIU

 

 

The Crystals : "He's sure the boy I love"

 

http://www.youtube.com/watch?v=q1Oeg1ZcfGE

 

 

 

 

Donovan : "Atlantis"

 

http://www.youtube.com/watch?v=9AUEjzVQwKo

 

 

Jery Vale : "Pretend you don't see her"

 

http://www.youtube.com/watch?v=X7Xtaa7sZho

 

 

The Shangri-Las : "Remember (Walking in the sand)"

 

http://www.youtube.com/watch?v=6zRHovccHDo

 

 

Aretha Franklin : "Baby I Love You"

 

http://www.youtube.com/watch?v=WZ6HOUGE-Ok

 

 

 

 

Bobby Darin : "Beyond the Sea"

 

http://www.youtube.com/watch?v=m8OlDPqYBLw

 

 

Tony Bennett : "The Boulevard of Broken Dreams"

 

http://www.youtube.com/watch?v=LAW-BUtTmyc

 

 

The Rolling Stones : "Gimme Shelter"

 

http://www.youtube.com/watch?v=WJDnJ0vXUgw

 

 

Jack Jones : "Wives and Lovers"

 

http://www.youtube.com/watch?v=Wx4GI6XazJY

 

 

The Rolling Stones : "Monkey Man"

 

http://www.youtube.com/watch?v=IjgwRBHu6rw

 

 

The Ronettes : "Frosty the Snowman"

 

http://www.youtube.com/watch?v=4czNpbQmJ4c

 

 

Darlene Love : "Christmas"

 

http://www.youtube.com/watch?v=UV8x7H3DD8Y

 

 

 

 

The Drifters : "Bells of St. Mary's"

 

http://www.youtube.com/watch?v=nAGf4Qr9XMo

 

 

Vito and The Salutations : "Unchained Melody"

 

http://www.youtube.com/watch?v=NT7FkSlXcS4

 

 

Cream : "Sunshine of Your Love"

 

http://www.youtube.com/watch?v=EL5gGFGurfk&feature=related

 

 

Derek and the Dominos : "Layla"

 

http://www.youtube.com/watch?v=Th3ycKQV_4k

 

 

Harry Nilsson : "Jump into the Fire"

 

http://www.youtube.com/watch?v=8QghwNqlCRE

 

 

The Rolling Stones : "Memo for Turner"

 

http://www.youtube.com/watch?v=E2wttYva1AQ

 

 

The Who : "Magic Bus"

 

http://www.youtube.com/watch?v=bl9bvuAV-Ao

 

 

George Harrison : "What is life"

 

http://www.youtube.com/watch?v=3XFfUt7HQWM

 

 

Muddy Waters : "Mannish Boy"

 

http://www.youtube.com/watch?v=aUFCZHWK89k

 

 

 

 

Sid Vicious : "My Way"

 

http://www.youtube.com/watch?v=CIp_N6bjj64

 

 

Pour plus d'informations / for further information :

 

http://www.imdb.com/title/tt0099685/soundtrack

 

 

 

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 19:47

La Planète des singes : les origines

 

Intelligent, Révolutionnaire, Animal.

 

 

Je ne sais pas pour vous mais à la fin du film j'ai eu comme une envie de lever le poing et de tambouriner bruyamment ma poitrine. C'est que ce film a un souffle indéniablement anticolonial comme le splendide "Avatar" et quelque chose d'irréductiblement insurrectionnel à la manière du classique "Spartacus".

 

Un jour que je tombais sur l'affiche, légendée "la révolution commence", je ne pouvais m'empêcher de penser à notre actualité la plus brûlante, en particulier aux divers mouvements, émeutes, guerres et révolutions qui étreignent le monde, en particulier sa composante arabe.

 

En remontant dans mes souvenirs de jeune provincial télévisué, j'associais à la "Planète des singes" une série des années 1970 et un film des années 1960. Je n'avais pas vu la version de Tim Burton (2001) et j'ignorais même, jusqu'à ce qu'une camarade me l'apprenne, que ces productions n'avaient d'autre origine que le roman de Pierre Boulle paru en 1963.

 

Plusieurs lectures peuvent évidemment être faites. Je serais d'ailleurs curieux de lire les impressions des uns et des autres qui renseignent autant sur les affinités esthétiques (travaillées par le social) que politiques (idem et vice versa). Autant le dire, si cet épisode de la "Planète des singes" qui est un poil en-dessous d' "Avatar" (sans mauvais jeu de mots), il n'en demeure pas moins au-dessus de tout ce qui se fait en ce moment et ce, pour plusieurs raisons.

 

Le film revient sur la genèse de la saga (comme quoi la généalogie est une marque essentielle de notre temps, et cela se retrouve au cinéma : "X-Men : le commencement", par exemple). On apprend comment, dans un laboratoire dirigé par un capitaliste cupide (pléonasme), un singe aux yeux verts développe une intelligence supérieure à la norme, éduqué par un savant au bon coeur qui le sauve d'une mort certaine.

 

Après un incident violent, le singe baptisé César est envoyé dans une réserve pour animaux dans laquelle il découvre ses semblables qui lui étaient jusqu'alors étrangers. Il expérimente son altérité, aiguise sa conscience de race et refuse le rôle de singe savant auquel il était confiné, condamné.

 

En tissant la solidarité entre les siens (qui finissent par le reconnaître comme un des leurs), en surmontant le scepticisme ambiant, en organisant et émancipant ses frères de condition (par l'usage de la substance qui booste l'intelligence à la manière du film "Limitless", sans doute une métaphore de l'éducation), César conduit la libération des opprimés et renvoie les humains à leur inhumanité.

 

Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que le premier mot qu'il prononce est celui du refus : "NON !" Refus de la vengeance et de la violence aveugle, sans doute pour ne pas se mettre à la hauteur de ces hommes qui déçoivent ou trahissent. Sûrement marquée par ma subjectivité révolutionnaire, de descendant de prolétaires colonisés émigrés, j'ai retrouvé dans certaines scènes et certains dialogues, les mêmes paroles entendues chez les miens, jusqu'aux regards familiers. "United we stand, divided we fall"...

 

A n'en pas douter, ce film parlera aux mal nés, aux métis ou bâtards, aux agnostiques de tout poil, aux réfractaires de tous les pays, à ceux qui refusent d'être tenus en laisse, à ceux qui rejettent la main droite et la main gauche de l'empire, à ceux qui rompent avec tous les bureaucrates et toutes les supercheries, à ceux qui commencent par dire NON et rient aux éclats devant la déroute de toutes les fausses autorités...

 

Aut caesar aut nihil !

 

 

"Rise of the Planet of the Apes", Real. Ruppert Wyatt, durée 02h00, prod. 2011.

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 00:06

Bad TeacherBad Teacher (real. Jake Kasdan, 01h33 min.) : parce que Cameron Diaz , bien que blonde, est l'anti-Michelle Pfeiffer ; cette comédie, qui n'hésite pas à faire quelques clins d'oeil à "Esprits rebelles" (Dangerous minds), fait partie des films à voir l'été pour rire parfois grassement devant les gesticulations de cette enseignante à la recherche du bon parti ; l'autodérision est de mise (on pense à l'interprétation de Justin Timberlake qui n'a rien à voir avec son rôle dans "The Social Network") ; on en redemanderait presque si le scénario était à la hauteur du casting et des gags parfois osés. Osons...


The MurdererThe Murderer (real. Hong-jin Na, 02h20 min.) : armes blanches pour larmes rouges, soldat d'une cause perdue, pris entre deux clans, entre deux castes pour 2h20 sans temps mort... quête de la femme, devenirs assassins, chaudes vengeances et courses-poursuites. Bienvenue en Sud-Corée! La trajectoire du personnage principal, Gu-nam, forcément anti-héros, qui noie son désespoir dans le jeu et l'alcool jusqu'à sa rencontre avec le parrain local, nous donne, derrière les voitures détruites, les gangsters bouffons et les policiers maladroits, une leçon de survie dans sa recherche de la vérité.


Case départCase départ (Thomas Ngijol, Fabrice Eboué, Lionel Steketee, 01h34 min.) : un film que je recommande chaudement en cet été saveur automne. Tout le monde ne riera pas des mêmes choses au même moment. Des dents grinceront sans doute, mais ça reste la comédie du moment qui pose de bonnes questions sous son aspect lourdingue... L'opposition complémentaire entre les deux protagonistes (le paumé converti à l'Islam interprété par Thomas Ngijol et le conseiller municipal bounty par Fabrice Eboué), nous rappelle un peu, dans leurs mésaventures spacio-temporelles, celles des "Visiteurs" version "Racines" (pour l'évocation de l'esclavage et l'interdiction de l'oubli) ou "Les folles années du twist" (pour cette capacité de rire de tout, comme du colonialisme, sans complicité avec les colonialistes).

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 12:15

Que de films depuis ma dernière critique et pourtant... Les oeuvres à défendre ne manquaient pas. Tout comme celle dont il fallait éviter le visionnage. Mais le soleil timidement revenu, la critique reprend ses droits.

 

J'ai eu l'occasion de voir cette semaine le documentaire "Avant de franchir la ligne d'horizon" réalisé par ma compatriote Habiba Djahnine. Je précise sa qualité parce son film parle de militants algériens en Algérie qui n'ont jamais quitté ce pays. L'un d'entre eux (Hakim Addad) a même choisi d' "émigrer dans son pays" dans une période extrêmement périlleuse.

 

Autant le préciser d'emblée. Ce n'est pas la qualité du montage, du son, des images, de la prise de vue qui attirera l'attention du spectateur engagé ou intéressé. Il semble que ce film ait été réalisé avec peu de moyens, dans une relative urgence et parfois avec un certain amateurisme. Mais là n'est pas l'essentiel. Il ne s'agit que du second film de la réalisatrice, après "Lettre à ma soeur" (2006). Voir ici une critique.

 

L'intérêt réside plutôt dans le projet de la réalisatrice, dans sa volonté d'aller à la rencontre de différentes générations militantes de ce qui peut s'appeler la mouvance "démocrate", "progressiste" ou simplement "de gauche" et ceci, en 2010, avant le bienheureux printemps arabe tombé en plein hiver.

 

On croise dans le film des militant(e)s d'associations féminines à Oran et Tizi-Ouzou, des membres fondateurs du RAJ (Rassemblement Actions Jeunesse), un ancien responsable du CNES (Conseil national des enseignants du supérieur). C'est ainsi un panorama de la gauche algérienne qui va des anciens du PAGS (Parti de l'avant-garde socialiste), au PST (Parti socialiste des travailleurs), en passant par le FFS (Front des forces socialistes), à l'exception notable du PT (Parti des travailleurs).

 

Dans cette promenade militante au cours de laquelle on traverse le pays, les luttes passées ressurgissent : la mobilisation des étudiants et des jeunes à Constantine en 1986, les émeutes nationales d'octobre 1988, le printemps noir de Kabylie en 2001, sans oublier les années de sang consécutives à l'arrêt du processus électoral.

 

Ces acteurs, souvent d'âge mûr, reviennent sur leurs parcours, leurs réussites et leurs échecs... Tous témoignent, à leur façon, de leur amour pour l'Algérie, et de leur engagement pour la liberté et le progrès social. Parfois avec émotion (que la caméra va débusquer jusque dans des gros plans sur des yeux qui se mouillent), parfois avec ironie, silence ou un discours d'organisation.

 

Malgré ses limites, ce film doit être vu et discuté, en Algérie ou dans la diaspora, avec les militants jeunes ou expérimentés, afin de donner les clés de compréhension qui manquent pour le spectateur non spécialiste. Si tirer le bilan des luttes anciennes ne garantit pas le succès des luttes futures, il n'en demeure pas moins que la mémoire des mobilisations reste un enjeu décisif. On ne peut que souhaiter que d'autres travaux soient réalisés sur les combats contre la dictature du parti unique, dans leur pluralité.

 

"Avant de franchir l'horizon", real. Habiba Djahnine (2010), 64 mn.

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 17:50

Miral

 

Je reprends ma chronique cinéma après avoir vu en salles obscures plus de 10 films durant cette saison frelaté qui ne devrait plus porter le nom d'été. Je n'irai pas jusqu'à affirmer que ces oeuvres ne méritaient pas un petit billet (voire un article groupé comme prévu) mais aucun d'eux ne m'a ému et touché autant que le film de Julian Schnabel.

 

Mes lecteurs le savent : je suis un militant inconditionnel de l'émancipation nationale du peuple palestinien. Je n'en demeure pas moins un amoureux du cinéma quand il est bien fait, quand il se savoure comme un bon qalb el louz avec un "thé maison". La bande-annonce de Miral, ainsi que l'affiche (observez le regard envoutant de l'Indienne Freida Pinto, ceux qui ont vu et aimé "Slumdog Millionaire'' savent de quoi je parle), m'y invitaient.

 

J'ai toutefois hésité en voyant la "nationalité" israélienne du film (qui est aussi français, italien, indien) parce que je boycotte par principe tout ce qui est le produit de l'expropriation, du colonialisme et du racisme. C'est le minimum.

 

J'ai ressenti un innommable dégoût, durant les bandes-annonces précédant la projection, quand, parmi des films moyens et je ne sais plus quels autres produits commerciaux, s'est glissé un spot de propagande touristique faisant la promotion de l'entité sioniste (je précise que c'était au MK2 Bibliothèque). Je m'adresse aux internautes et aux cinéphiles : ne faudrait-il pas exiger, par une pétition, le retrait de ces spots honteux sous peine d'appel au boycott?

 

Pour en revenir au film, il est l'adaptation du roman de la magnifique journaliste italo-palestinienne Rula Jebreal (publié en France chez Oh éditions : voir la page de l'éditeur). Un récit biographique qui est surtout un hommage à la fondatrice de l'orphelinat "Dar el Tifl" (la maison des enfants), institution qui a recueilli Rela Jebreal à l'âge de 5 ans jusqu'à son départ pour l'Italie (voir l'interview de la journaliste invitée chez France 24).

 

A travers des portraits de femmes, on réapprend la tragédie du peuple palestinien, les actes de résistance, la gestion du quotidien, les compromis, l'amour... Difficile de ne pas être touché et ému... (mais quand on lit les "critiques" des médias dominants français, on comprend le point de vue politique défendu).

 

Seul petit bémol, l'option politique défendue par le réalisateur (qui rend hommage aux accords d'Oslo) mais qui, dans un dialogue, murmure la perspective d'un seul Etat palestinien (sous-entendu sur tout le territoire historique, pour les arabes et les juifs).

 

Le film du moment...

 

"Miral" real. Julian Schnabel (2010), 1h52 min.

 

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 09:59

Dog Pound

 

 

Dog Pound ; Fatal ; Shrek 4 ; L'Agence tous risques ; When you're strange ; Bébés ; L'Illusionniste ; Copie conforme ; La Tête en friche

 

Une fois n'est pas coutume, je ne ferai pas de critique spécifique à un film mais je regrouperai sur une seule chronique, différents films (précisément 9) vus ces derniers jours.

 

Avant d'entrer dans le vif sujet, en bon spectateur, je fréquente assidûment les salles MK2 et UGC (comme beaucoup de mes lecteurs je suppose). Arrivant à l'heure du début de la séance et non au moment de la projection du film (histoire d'être correctement installé), je subis les interminables publicités (sans me plaindre de voir les bandes-annonces qui peuvent parfois donner envie d'aller voir telle ou telle oeuvre).

 

Et, parmi ces publicités, on a eu récemment droit à un spot de propagande pour l'entité sioniste qui présentait cet Etat d'apartheid (dixit le syndicat sud-africain COSATU) comme un petit paradis sur terre, mais qui peut oublier le sort des Palestiniens expropriés, expulsés et massacrés? Scandaleux!

 

Dans le même moment, on a pu assister à la dernière campagne de propagande de l'armée de terre "devenez vous-même" qui proclame vouloir recruter 15 000 jeunes que la crise devrait transformer en "pacificateur" des Afghans, au lieu d'envisager sereinement une carrière civile dans une entreprise, un établissement ou une administration... Répugnant!

 

Du coup, je me demande si, en tant que spectateur abonné, qui finance partiellement ces complexes comme des milliers voire des millions d'autres, il ne faudrait pas lancer un message ou une menace de boycott pour les salles qui projetteraient des spots de propagande colonialiste ou militariste... à méditer!

 

 

La Tête en friche

 

Après ces quelques considérations, entrons dans le vif du sujet. Passons en revue le film que j'ai le moins apprécié ces derniers jours : "La Tête en friche" (2009), réalisé par Jean Becker (01h22 min) avec Gérard Depardieu dans le rôle principal. Germain, 45 ans, analphabète et un peu simplet, vit dans une caravane dans le jardin de sa mère quelque part en province. Dans un jardin public, il rencontre une retraitée, Margueritte qui va lui transmettre le goût de la lecture, à la grande stupéfaction de ses copains de bistrot qu'on qualifierait volontiers de beauf à Paris. C'est une histoire sur la transmission, les héritages (assumés ou non), l'amour familial, l'amitié, etc. mais un peu trop simplet justement...

 

 

Copie conforme

 

Avez-vous déja eu l'occasion d'aller voir un film en vous reconnaissant, malgré vous et a posteriori dans un des personnages? "Copie conforme" (2009), réalisé par Abbas Kiarostami (01h46 min) avec Juliette Binoche. Cette oeuvre nous embarque en Toscane pour assister à la rencontre entre un écrivain venu tenir une conférence pour la parution de son dernier livre, et une galeriste française installée dans la région, mère d'un adolescent. Le récit bascule quand les deux adultes partent se promener dans la région et, comme l'indique le titre, le trouble s'installe au point de ne plus être sûr de rien ni de personne. L'amour peut être à ce point troublant.

 

 

 L'Illusionniste

 

C'est un film d'animation pour lequel on ne vous demandera pas un euro supplémentaire pour de (souvent) inutiles lunettes 3D. "L'Illusionniste" (2006), réalisé par Sylvain Chomet (01h20 min). L'action se passe à la fin des années 50, à Paris. Un artiste précaire, forcément précaire, enchaîne les salles vides et les flops au moment où le public est attiré par de nouveaux spectacles. Il finit par s'exiler quelque part en Écosse où, dans la chaleur d'un pub villageois, il trouvera un public enthousiaste. Il trouvera aussi une jeune femme dont il ne parle pas la langue mais qu'il emmène dans ses aventures... Mais tous deux finiront par comprendre que les magiciens n'existent pas. Un film on ne peut plus mélancolique, simple et touchant.

 

 

Bébés

 

Si vous avez des posters ou des photos de bébés chez vous, sans que l'on vous soupçonne de quoi que ce soit, alors foncez voir ce film, vous le trouverez "trop mignon"... "Bébés" (2009), réalisé par Thomas Balmès (01h16 min). Le concept est simple est efficace. On suit quatre nouveaux-nés (et leurs parents) durant leur première année. On voyage ainsi aux Etats-Unis, en Namibie, en Mongolie et au Japon. On les vois pleurer, se laver, ramper, rire, vivre quoi... Sans la moindre voix off ou commentaire. L'image et le son (naturel) sont sensés parler d'eux-mêmes. Petites remarques : pourquoi il n'y a pas d'enfant vivant en Europe ou dans le monde arabe? Pourquoi l'enfant africain vit-il forcémént dans un territoire des plus reculés? N'empêche que ça donne envie de faire des bébés ce genre de documentaire...

 

 

When You're Strange

 

Parce que les "Doors" ce n'est pas seulement "The End" magnifié par l'ouverture du génial "Apocalypse now" de Francis Ford Coppola. "When you're strange" (2009), réalisé par Tom DiCillo (01h30 min). Un film documentaire musical consacré au groupe fondé en 1965 par la légende Jim Morrison qui repose depuis 1971 au Père-Lachaise. C'est Johnny Depp qui nous raconte la genèse et la fin brutale d'un des groupes de rock les plus influents et populaires de l'histoire. On replonge le temps du film dans le contexte politique et social des années 60, particulièrement aux Etats-Unis, avec ses contestations multiples, ses expérimentations synthétiques et ses musiques amplifiées... Sex, drug and rock'n'roll...

 

 

L'Agence tous risques

 

On change de registre et on fonce tout droit vers la comédie, avec pour ceux qui sont nés dans les années 70 et 80, l'adaptation réussie d'une série devenue culte avec ses personnages hauts en couleur : "L'Agence tous risques" (2010), réalisé par Joe Carnahan (01h54 min). Adeptes du réalisme cinématographique, n'y allez pas! Amateurs de cascades improbables, d'humour à la testostérone, servis par des militaires renégats, ce film est fait pour vous! Quel plaisir de retrouver la bande dirigée par Hannibal (Liam Neeson) avec la brute au grand coeur (Barracuda), le débile génial (Looping) et le beau gosse (Futé). En dehors de l'aspect "défense de l'armée" (contre les mercenaires qui sévissent en Irak), ce film est un bon divertissement, efficace dans son genre.

 

 

Shrek 4, il était une fin

 

Je l'ai vu en "avant-première" et en version française, donc je n'ai pas pu profiter de la vraie voix du vrai Shrek (parce qu'il existerait vraiment du côté de l'oued El Harrach) : "Shrek 4, Il était une fin" (2010), réalisé par Mike Mitchell (01h33 min). J'avoue n'avoir vu que le premier épisode avant cette conclusion mais je ne me suis pas senti perdu. Shrek file le bonheur parfait avec sa femme et ses trois petits ogres... Mais la routine s'installe et notre bonhomme vert pète les plombs pour ensuite regretter sa vie antérieure. L'ignoble Tracassin se servira de ce spleen pour manipuler notre ami au grand coeur qui ne devra son salut que par un baiser d'amour (et oui, encore un...). Je ne brise pas le suspense en vous disant que tout se termine bien dans le meilleur des mondes, la morale étant d'apprécier son bonheur même routinier.

 

 

Fatal

 

Le film le plus débile de l'année? Le plus vulgaire? Attendez moi, j'arrive... "Fatal" (2009), réalisé par Michaël Youn (01h35 min), avec Michaël Youn dans le rôle de Fatal Bazooka. J'ai ri, énormément ri et je n'ai même pas honte. Derrière l'humour gras et les strings à gogo, se cache une critique acerbe de l'industrie musicale et des programmes débiles en destination des adolescents (pas tous débiles d'ailleurs). J'avais déjà aimé le concept Fatal Bazooka avec les titres hilarants : "Fous ta cagoule" et "Mauvaise foi nocturne" qui remettaient à leur place les faux méchants du hip hop français. Si vous voulez passer un bon moment et que vous n'avez rien contre les blagues scato (car c'est souvent ça), n'hésitez pas, profitez de la fête du cinéma (mais n'emmenez pas vos enfants, allez plutôt voir Shrek avec eux).

 

 

Dog Pound

 

Dans la série, "le film coup de poing qui laisse K.O.", je présente : "Dog Pound" (2010), réalisé par Kim Chapiron (01h31 min), avec le jeune Adam Butcher dans l'incarnation de la vengeance. De tous les films précédemment cités, s'il ne devait en rester un, ça serait bien cette chronique de la violence en milieu fermé, là où l'homme est un loup pour l'homme. C'est peut-être parce que je l'ai vu hier mais il m'a profondément touché, presque physiquement tant le propos est dense. L'action se déroule dans un centre de détention états-unien pour adolescents. Nous suivons l'arrivée douloureuse de quelques jeunes dans ce milieu hostile où, sous le prétexte officiel de donner une seconde chance à ces délinquants, certains reproduisent les inégalités et fléaux qui les ont conduits en détention. Certaines scènes sont très dures, violentes voire insupportables. Mais quelle maîtrise...

 

Sidi Cinéma

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