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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 11:14
  

 

On trouvera sur cette page, consacrée au réalisateur Djamel Zaoui, des liens renvoyant à certaines de ses oeuvres. Pour ma part, j'ai eu l'occasion de voir (plusieurs fois) son film, "Une autre guerre d'Algérie" réalisé en 2003. Un travail connu des spécialistes étant donné le sujet abordé, un travail qui mérite d'être connu et soutenu par le grand public, sensible aux révolutions et luttes de libération nationale.

 

Pour la première fois sur nos écrans, on pouvait découvrir le récit et les témoignages de compagnons ou partisans de celui qui est considéré, à juste titre, comme le principal dirigeant et animateur du mouvement indépendantiste algérien : Messali Hadj.

 

Ceux qui ont des notions d'histoire concernant la révolution algérienne (dont la phase armée débute le 1er novembre 1954), savent que celle-ci connut, outre la confrontation (politique, militaire et sociale) entre les "nationalistes révolutionnaires" et les défenseurs de l'ordre colonial (qui n'étaient pas tous Européens), une lutte acharnée et destructrice entre organisations rivales (d'un côté, le Front de libération nationale qui va s'imposer, de l'autre, Mouvement national algérien, regroupant les partisans de Messali Hadj).

 

A l'indépendance, les derniers messalistes (souvent tout juste libérés des camps après le cessez-le-feu) furent contraints de se réfugier en France (temporairement dans leurs esprits) afin d'échapper aux purges et règlements de compte, parfois initiés par des novices sectaires, complètement étrangers à l'histoire du mouvement indépendantiste.

 

Cela va créer, en plus des messalistes déjà présents en France, un sous-secteur dans l'émigration algérienne qui (comme le dit justement Benjamin Stora dans les premières minutes du film : pour voir l'extrait) ne se reconnait pas dans le récit "dominant" de l'émigré fuyant la misère de son pays et cherchant du travail en France, mais qui n'a rien à voir non plus avec le sort des supplétifs et auxiliaires de l'armée française, les "harkis" (n'en déplaise à ceux qui de manière complètement artificielle et malhonnête, voudraient amalgamer le sort des anciens colons ou "pieds-noirs", celui des "harkis" et celui de militants pour l'indépendance... faussement réunis dans la "douleur" d'un pays perdu).

 

Djamel Zaoui ne cache pas son histoire, celle de sa famille. Son travail est un retour sur soi qui permet, pour les esprits ouverts, de penser le pluralisme et la complexité, de sortir de la pensée unique et d'incarner davantage cette "guerre dans la guerre" selon la formule de Mohammed Harbi.

 

Sidi Cinéma

 

 

Pour aller sur la page de présentation de l'éditeur.

 

Pour commander ce film, édité en DVD.

 

 

 

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et, parmi les autres films de Djamel Zaoui :

 

 

 

"OAS, un passé très présent", réalisé en 2007, 52 min.

 

présentation de l'éditeur (pour aller sur la page) :

 

"De 1961 à 1962, l’Organisation Armée Secrète (OAS) assassina au nom de l’Algérie française plus de 2 200 personnes dont des serviteurs de l’Etat. Aujourd’hui, se joue un bras de fer entre une OAS réincarnée pratiquant une pression politique et les enfants des victimes.La loi de 2005 sur le “rôle positif de la colonisation” réhabilite officiellement l’OAS tout en “réassassinant” les victimes. C’est au grand jour et avec les honneurs de la République, que plaques, stèles et monuments commémorant les tueurs de l’OAS en martyrs de l’Algérie française, fleurissent un peu partout en France…"

 

 

 

 

Des musulmans pas très catholiques

 

 

 

"Des musulmans pas très catholiques", réalisé en 2009, 52 min.

 

présentation de l'éditeur (pour aller sur la page) :

 

"Chaque année 7 000 français de souche se convertissent à l’islam.
Parmi ces convertis, des sportifs de haut niveau, des artistes reconnus, des philosophes, des officiers, des chefs d'entreprise, des ingénieurs, des universitaires, des chômeurs… et beaucoup de jeunes des cités en recherche de repères. À cheval entre deux cultures, ces convertis préfigurent ce que sera l’islam de France, dans quelques années."

 

pour voir un extrait

 

 

 

 

ABCDAIRE du jeune lascar périphérique

 

"ABCDaire du jeune lascar périphérique", réalisé en 2007, 52 min.

 

présentation de l'éditeur (pour aller sur la page) :

 

"Étrange destin que celui de ces cités maudites, à l’écart de la ville, derrière un mur aveugle, une voie ferrée, un échangeur d’autoroute ou un terrain vague. L’actualité ramène régulièrement ces banlieues oubliées de la République sous les feux de la rampe. Depuis le début des années 1980, les banlieues explosent régulièrement. Ancêtres, banlieue, communautarisme, daron, exclusion, faciès, galère… Au travers de ces réalités mises bout à bout, ce film, nous plonge au cœur des problèmes de la jeunesse des cités-banlieues au rythme d’un Abcdaire teinté d’humour et d’ironie."

 

pour voir un extrait

 

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 20:58

L'Amour c'est mieux à deux

 

Méfiez-vous du titre... Derrière ce truisme qui frôle l'indigence se cache en réalité la fausse naïveté d'une comédie réussie sur un thème classique et efficace : l'amour!

 

Du côté des acteurs, le trio principal est plutôt convaincant. Clovis Cornillac dans le rôle du romantique à la recherche de LA rencontre idéale, nécessairement fruit du hasard. Manu Payet dans le rôle de l'avocat parisien obsédé sexuel qui apprend la vie de couple. Virginie Elfira, la blonde belle et souriante qui vivrait d'amour et d'eau fraîche.

 

Il m'est souvent arrivé d'exprimer mon désarroi après avoir visionné des prétendues "comédies" made in France mais pour le coup, j'avoue avoir bien ri (au-delà des clichés) et c'est le principal, surtout en ce moment.

 

Ca peut donner envie d'y croire... ou pas!

 

Un film sympa pour les couples, les ex et les futurs (attention, certaines répliques sont vulgaires, ça parle de sexe sans poésie ; je dis ça pour les oreilles sensibles).

 

"L'Amour c'est mieux à deux", Real. Dominique Farrugia, Arnaud Lemort (2009), 1h40 min.

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 20:21

 

J'ai eu l'occasion de voir ce film une première fois sur le site qui permet généreusement de le visionner, et une seconde fois au Sénat lors d'une projection publique en présence des réalisateurs. On ne dira jamais assez l'importance du témoignage.

 

Les réalisateurs, avec des moyens dérisoires, suivent deux militants du Centre palestinien des droits de l'Homme, le jour de l'investiture de Barack Obama, peu après la fin de l'opération meurtrière visant les Palestiniens de Gaza, baptisée "Plomb durci".

 

L'impressionnante galerie de portraits est souvent brute, parfois brutale mais toujours limpide. Tout y est dit, ou presque. Même en poésie. Même avec humour. Malgré la désolation et la mort.

 

A moins d'avoir une mentalité de colon, on ne peut que comprendre que tous les peuples opprimés de par le monde, comme tous les résistants et révolutionnaires, lient leur combat à celui du peuple palestinien.

 

C'est un film militant, les réalisateurs le revendiquent et ils ont raison! Les médias de la classe dominante ne parleront pas de cette oeuvre, alors c'est à nous de jouer. Par amour de la Palestine libre et indépendante! 

 

"Gaza-Strophe, Le jour d'après", Real. Samir Abdallah, Khéridine Mabrouk (2010), 52 min.

 

http://www.gaza-strophe.com/lefilm.htm

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 19:54

Aisheen (chroniques de Gaza)

 

Ce film est un témoignage important sur cette parcelle de la Palestine colonisée, sur ses habitants, ce peuple qui vit en résistant et qui résiste en vivant.

 

En suivant un enfant qui cherche la "cité des fantômes", détruite par les bombardements de l'aviation sioniste, le documentaire s'ouvre sur cette réalité brutale, baptisée "plomb durci" par cynisme et qui ne signifie rien d'autre que mort et chaos.

 

C'est la réalité de l'expropriation et de la dépossession, en sons et en images. C'est aussi l'espoir traversé par le doute et les interrogations, comme ces jeunes qui réfléchissent à haute voix sur leur avenir : partir ou rester? finir martyr ou travailler?

 

Une succession de situations frappe le spectateur qui saisit encore mieux le sens du mot "catastrophe"  (ou "nakba" en arabe) : comme cette cacophonie lors de la distribution de vivres, la pénurie qui rend moins aimable et crée des tensions.

 

On sourit tristement lors de la visite au zoo où se meurent les animaux mais on fouterait quand même quelques baffes au singe agressif baptisé "Sharon" à cause de son tempérament.

 

On reste pensif devant ce groupe de rap qui vit mal les regards et préjugés, tout comme la religiosité étatisée depuis la prise de pouvoir du Hamas (qui bien que mouvement de résistance, n'en reste pas moins une organisation islamiste concurrencée par d'autres zélotes).

 

On a envie de partager ce film et de témoigner pour tous ceux qui vivent encore et vivront libres dans la Palestine indépendante.

 

"Aisheen (Chroniques de Gaza)", Real. Nicolas Wadimoff (2010), 01h25 min.

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 15:58

Les Secrets

 

Un excellent film de la réalisatrice tunisienne Raja Amari.

 

En écrivant ces quelques mots, j'ai en tête l'ambiance si particulière dans laquelle nous plonge ce film, la finesse dans la restitution des tabous, des craintes intériorisées, de la méfiance systématisée, des conflits de classes chez les "peuples frères"... La bande-annonce ne livre pas l'intrigue mais donne une certaine idée des enjeux soulevés par l'oeuvre (pour la visionner).

 

J'avais apprécié Hafsia Herzi dans "La graine et le mulet", sans pour autant la trouver géniale ; elle m'avait ensuite énormément déçu dans un film complètement inutile, "Le Roi de l'évasion" (où elle joue, entre autres, une scène d'amour avec un plouc). Elle trouve, dans "Les Secrets", un nouveau rôle à la mesure de son talent.

 

C'est une histoire de femmes : la mère, les deux soeurs et l'invitée... mais dont les hommes ne sont jamais loin, en second plan, dans des situations peu avantageuses comme on le remarquera. Il se dégage également un certain misérabilisme mais cela ne dessert pas cette chronique subtile de l'aliénation en situation maghrébine, tunisienne en particulier.

 

Certaines femmes savent déjà, certains hommes apprendront mais tous apprécieront.

 

PS : cela n'a rien à voir avec le film en particulier que je suis allé voir au MK2 Quai de Seine, mais c'est la deuxième fois (après le dernier Godard) que je vois dans la séquence publicité, un spot qui fait la promotion du tourisme dans l'entité sioniste... C'est vraiment scandaleux de se voir imposer de la propagande colonialiste quand on vient se divertir.

 

"Les Secrets", Real. Raja Amari (2009), 01h30 min.

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 15:42

Film Socialisme

 

La pire chose qu'on pouvait faire au socialisme après le stalinisme et le tournant de la rigueur...

 

Avec ce film, j'ai rompu le principe qui a toujours été le mien, moi le chinoui ould familia : celui de rester dans la salle jusqu'au générique de fin, indépendamment de mes impressions. Godard a réussi, avec cette provocation audiovisuelle, cette agression sonore dès les premières secondes, ce malaise des images, ce trouble dans le récit, à provoquer chez moi une réaction physique de rejet.

 

Dès les premières minutes, certaines spectateurs n'ont pas attendu pour quitter la salle. Je me disais intérieurement que ça allait se stabiliser, que le film allait enfin commencer... Puis les minutes se sont enchaînées dans le même joyeux bordel et ma tolérance fondait comme neige au soleil. J'ai tout de même "tenu" 30 minutes devant cette bouillie infâme. Une soirée gâchée!

 

Socialisme... que ne fait-on en ton nom? 

 

"Film Socialisme", Real. Jean-Luc Godard, 01h42 min

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 15:29

Ames en stock

 

Nous étions peu dans la salle du MK2 Hautefeuille qui m'avait accueilli après une journée harassante... Les sièges rouges étaient tellement confortable que j'en ai profité pour faire une sieste, qui a duré une bonne partie du film. Du coup, si je me base sur l'introduction et la conclusion de l'oeuvre (qui était de mon point de vue soporifique), je conseille ce film pour toutes celles et tous ceux, heureux possesseurs d'une carte illimitée, qui habitent loin de leur lieu de travail et qui ont envie de se relaxer et reprendre des forces. Un Etat ouvrier pourrait-il favoriser la création de dortoirs? C'est la grande question que je me suis posée en sortant du cinéma, en me demandant pourquoi j'avais presque perdu mon temps.

 

"Ames en stock", Real. Sophie Barthes (2008), 01h41 min.

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 14:46

Crazy Night

 

La comédie East-Coast du moment!

 

Sans mon boycottage de principe de la télévision et une journée qui se terminait plus tôt que d'habitude pour des raisons indépendantes de ma volonté, je ne serais pas allé voir ce film. Pourquoi? A cause de l'acteur principal, Steve Carell qui m'avait laissé le plus mauvais souvenir dans le film "Max la menace" (je devais sans doute être allergique à l'humour du réalisateur Peter Segal).

 

C'est donc avec une certaine appréhension que j'ai glissé ma carte dans la borne UGC... Pour finalement passer un de mes meilleurs moments de cinéma, dans une de mes salles parisiennes préférées (aux Halles). Une affiche indiquait : "On n'avait pas ri autant depuis Very Bad Trip". Ce qui peut se comprendre avec la pénurie de comédies potables... Trop de films font à peine sourire! Voila le drame... Pour ma part, j'ai été légèrement déçu par "Very Bad Trip" et plutôt agréablement surpris par "Crazy Night".

 

Il est vrai que nous sommes de loin de la bande de potes qui passe une soirée complètement folle à Las Vegas ; ici c'est plutôt l'histoire d'un couple du New-Jersey qui, pour briser la routine, choisit de passer une soirée au restaurant, en amoureux, à New-York. Mais tout dérape très vite à cause d'un malentendu. Et la soirée devient complètement folle (mais, encore une fois, rien à voir avec "VeryBad Trip"... disons que c'est plutôt familial et bon enfant, à 2 ou 3 scènes près!)

 

J'avoue avoir tout de même tiqué dans la scène où Mark Wahlberg présente sa girl-friend nymphomane et dévêtue qu'il a connu "quand elle travaillait au Mossad" (et ils échangent quelques mots en hébreu pour se moquer des ploucs qu'ils reçoivent). Tout est bon pour vendre le sionisme au cinéma (on en reparlera!).

 

"Crazy Night", Real. Shawn Levy (2009), 01h28 min.

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 13:40

Robin des Bois

 

A bas la calotte et vive la sociale!

 

Je ne me souviens pas très bien de la dernière grande adaptation du mythe, "Robin des bois, prince des voleurs", avec Kevin Costner dans le rôle de l'archer justicier (réalisé par Kevin Reynolds en 1991). En revanche je me souviens davantage de la parodie de Mel Brooks "Sacré Robin des Bois" (1993) que je suis allé voir avec mon paternel (qui devait se demander ce qu'il faisait dans la salle avec moi puisque l'humour du film n'était pas très "familial" : mais c'était ça ou "Beethoven 2" dans la petite ville de Valenciennes alors j'ai opté pour le premier).

 

Les heureux possesseurs d'un Amstrad CPC 464 (à k7) se souviennent sans doute du jeu "Robin Hood" réalisé par Codemasters en 1986. Et les jeunes qui ont grandi devant la télévision et pas dans une bibliothèque, ont encore en tête le générique de la série animée "Robin des bois junior", en particulier le slogan "directement des riches, aux pauvres..." Après ça, on s'étonne que les enfants deviennent "laïco-communistes" (comme le disent avec dégoût les arabo-islamistes)...

 

Pour en revenir à la dernière version réalisée par Ridley Scott avec Russel Crowe dans le rôle principal (le duo avait donné "Gladiator" en 2000), la bande-annonce (pour la visionner) donnait déjà le ton : bienvenue dans la barbarie moyenâgeuse. Qu'on se rassure immédiatement... malgré cette débauche de violence gratuite, le film est intéressant et pose des questions politiques : légalité/légitimité, souveraineté populaire/souveraineté divine, guerres de religions, justice sociale (d'aucuns parleront de distribution des richesses), etc.

 

Je n'en dis pas plus même si le suspense n'est pas gigantesque... On a parfois l'impression de voir "Le Seigneur des anneaux" (en particulier dans les scènes de combat) mais ce n'est pas bien grave devant le spectacle offert par ce film. Et par les temps qui courent, ce n'est pas si mal!

 

"Robin des Bois", Real. Ridley Scoot (2010), 02h20 min.

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 22:17

Femmes du Caire

 

J'avais aimé ce film avant même de le voir, simplement par la bande-annonce (pour la visionner) et ce, même si ce film se déroule en Egypte (oui, je supporte les Fennecs et non, je ne suis pas un nationaliste chauvin anti-égyptien : je distingue le pouvoir et le peuple).

 

Le rôle principal est tenu par la magnifique Mona Zaki (malheureusement mariée d'après mes renseignements) qui interprète une journaliste vivant avec un condisciple dans un gigantesque appartement surplombant Le Caire. Un couple jeune, beau, riche et sans enfants.

 

Hebba est une star qui présente un talk-show politique sur une chaîne privée à forte audience. Son mari, qui aspire à diriger un journal de la presse liée au pouvoir, invite Hebba à ne pas trop en faire et parler de sujets plus "divertissants", moins "politiques"... Le temps qu'une décision, prise en haut lieu, le favorise.

 

C'est ainsi que la présentatrice, suite à une rencontre inattendue dans une boutique de luxe, décide d'aller sur le terrain et invite sur son plateau des femmes, issues de divers horizons, pour raconter leur vie, leur histoire. Chaque épisode nous éclaire sur les déclinaisons de l'oppression des femmes (qui est universelle et non spécifique à un pays, une culture ou une religion) mais aussi, en retour, sur l'oppression des hommes et des Hommes (particulièrement en contexte anti-démocratique).

 

Je ne saurais que trop conseiller ce film qui m'a parlé et dont on n'a sans doute pas assez parlé. Du bon cinéma arabe (même un peu long).

 

"Femmes du Caire", Real. Yousry Nasrallah (2009), 02h15 min.

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