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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 14:18
Dans la série des films que l'on peut voir parce qu'on a vu les principales sorties du moment (et dans la sous-série des films que l'on veut voir parce qu'on a envie de rire ou sourire), on trouve cette comédie états-unienne, pas méchante du tout, voire surprenante quant on lit les critiques à son propos.

L'histoire, plutôt les histoires, se déroulent à Los Angeles, en ce jour spécial pour les amoureux, ceux qui pensent l'être ou encore sont qui sont persuadés de passer à côté : la Saint-Valentin... C'est une succession d'histoires parallèles qui finissent par se croiser et se dénouer. Ruptures, unions, coming-out, familles, générations... Sur fond de bonne morale malgré tout!

Le casting est on ne peut plus diversifié.
Du côté des femmes : Jessica Alba (on se souvient de "Sin City" ou de la série "Dark Angel"), Jennifer Garner (révélée par la série "Alias"), Anne Hataway (vue dans la comédie moyenne "Max la menace"), Queen Latifah (la rappeuse que l'on a pu voir dans "Jackpot"), Julia Roberts (clin d'oeil à "Pretty Woman").
Pour les hommes : Bradley Cooper (un des protagonistes de "Very Bad Trip"), Eric Dane (ceux qui ont la télé, l'ont vu dans "Grey's anatomy"), Patrick Dempsey (pareil que pour E. Dane), Jamie Foxx (remarquable dans "Le Soliste"), Ashton Kutcher (vu dans la comédie "Jackpot").

Mais la qualité d'un film ne se mesure pas à son casting... Le scénario n'est pas très élaboré. Certes, on ne s'ennuie pas complètement, surtout quand on on y va sans s'attendre à un chef-d'oeuvre.

"Valentine's Day" (2009), Real. Garry Marshall, 2h03 min.


Site officiel du film
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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 13:06
Cinéma? Scorsese! Scorsese? Cinéma!

Le pitch : l'intrigue se situe en 1954 (quelle belle année). Le marshall Teddy Daniels (remarquablement interprété par Léonardo di Caprio) débarque sur l'île de Shutter Island, avec son nouvel équipier Chuck Aule (interprété par Mark Ruffalo). L'île abrite un hôpital psychiatrique où sont regroupés des patients/criminels jugés trop dangereux pour la société. C'est justement pour enquêter sur l'inexplicable disparition de Rachel Solando que les marshalls ont été appelés. Nous apprenons progressivement, dans cet univers de silence et de suspicion, que la présence de Teddy Daniels ne doit rien au hasard. Celui-ci, traumatisé par son expérience de soldat durant la Seconde guerre mondiale (notamment face aux camps de la mort) et par la disparition de sa femme (qui apparait dans des rêves et des visions), finit par révéler sa véritable quête : Rachel Solando ne l'intéresse pas, il est venu sur l'île pour retrouver Andrew Laeddis, celui qui a provoqué la mort de sa femme.

Shutter Island est l'adaptation du livre écrit par Dennis Lehane en 2003 (et traduit en français en 2006). Ce n'est pas la première fois que Scorsese adapte un roman au cinéma. "La Dernière tentation du Christ" réalisé en 1988 et issu du roman de Nikos Kazantzakis, The Last Temptation (publiée en 1960). On peut aussi penser au film "Les Affranchis" (Goodfellas), réalisé en 1990 et tiré du roman de Nicholas Pileggi, Wiseguy (paru en 1985). On peut également citer "Casino" réalisé en 1995 qui est le fruit d'une autre collaboration avec Pileggi (qui sort la même année le livre du même nom). Ou encore "Le Temps de l'innocence" (1993) adapté du roman de The Age of Innoncence, écrit par Edith Wharthon (publié en 1920).

Pour en revenir au film qui nous intéresse, on reste bluffé par l'interprétation du sublime Léonardo di Caprio ; pour ceux qui n'ont pas lu le livre, le suspense reste entier et le scénario intéressant ; l'atmosphère pesante et angoissante est maintenue tout au long du film ; petit bémol pour la fin qui est un peu bancale ou abrupte.

"Shutter Island", Real. Martin Scorsese (2008), 2h17 min.

Site officiel du film
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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 13:25
Je serais tenté de dire qu'il n'y a pas photo... Devant l'aridité (et le mot est faible) qui caractérise les comédies française du moment, "Le Mac", avec son casting, ses dialogues et ses gags, apparaît comme une oasis inespérée dans ce Sahara cinématographique.

Autant prévenir : ce n'est pas un film "familial" tel qu'on le conçoit dans la Mitidja. On y voit des femmes en très petites tenues ou carrément dévêtues. Le propos est parfois grossier... Parce que le mac, ce n'est pas seulement le titre du film, c'est aussi l'activité du héros interprété par José Garcia (qui est donc Ace, un antipathique souteneur, proxénète, maquereau...). Et dans ce milieu, tel qu'il est représenté, le langage est fleuri.

Le film est relevé par le duo José Garcia/Gilbert Melki (qui joue le rôle d'un parrain marseillais, style Scarface). La performance nous rappelle inévitablement "La Vérité si je mens" ou encore les duos magiques du NPA (Nulle part ailleurs, of course). On retrouve dans ce film Doudou Masta, ou encore Sylvain Wiltord dans son propre rôle.

Dois-je raconter l'histoire? Suite à la mystérieuse disparition de Ace, la police met la main sur son frère jumeau caché. L'objectif pour cet employé modèle est de se faire passer pour son gangster de frère afin d'aider la police dans une opération périlleuse.

Eclats de rire en perspective pour le bon public.

"Le Mac", Real. Pascal Bourdiaux (2009), 1h30 min.
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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 12:31
Quand je pensais "Fox", mon imaginaire construit dans les années 1980 me renvoyait à un certain Fox Mulder, agent du FBI incarné par David Duchovny dans la série "X-Files" dont nous sommes tous (ou presque) capable de fredonner le générique.
"Fox", c'était aussi le jeu "Starfox" (ou Starwing selon le continent), mythique réalisation sur super NES qui nous emmenait dans l'espace en trois dimensions. Que ceux qui n'y ont jamais joué des heures durant, lancent la première bombe!
Comme je suis un grand bilingue, je sais aussi que "Fox" veut dire "renard" en anglais. Comment ne pas se rappeler de la série animée "Moi Renart" (avec un T comme Trotsky). Mais si... Ce "mariole" qui ne "manque pas d'air", en fait un jeune provincial qui monte à Paris.
Mais le renard, c'est aussi un cousin du "Vulpes zerda", autrement dit le Fennec, ce renard des sables aux longues oreilles, aux long nez, aux longues moustaches. Ce "
redoutable chasseur, rusé, véloce, agressif et parfaitement adapté aux conditions climatiques extrêmes du milieu désertique."

Comment ça je m'égare? Aurais-je pensé trop fort "One, two, three, Viva l'Algérie"? Que mes lecteurs me pardonnent cette digression.

Le film qui nous intéresse est une adaptation du roman de Roald Dahl (1916-1990), intitulé sans surprise Fantastic Mr. Fox, publié en 1970 et traduit en français sous le titre Fantastique Maître Renard (1977). Le héros, un renard voleur de poules (à qui Georges Clooney prête sa voix), met brutalement fin à sa carrière de hors-la-loi quand, lors d'une opération qui tourne mal, sa femme lui annonce qu'elle est enceinte. Il décide, contraint, de se ranger et devient chroniqueur dans la gazette du coin. Précisons que ce sont des animaux civilisés qui marchent sur deux pattes et dont les enfants ont des crises d'adolescence.
Sans vous dévoiler la suite de l'histoire, on peut signaler que ce n'est pas un film d'animation comme nous avons l'habitude d'en voir ces derniers temps. Nous sommes loin des images de synthèse à la "Shrek" ou encore des Disney "classiques" comme dans "La princesse et la grenouille". Ce qui contribue sans doute à son charme. Au-delà, même si on passe un moment plutot agréable, on quitte la salle avec une pointe de déception puisque le scénario est sans suspense.

PS : à ma grande surprise, le MK2 Odéon qui diffusait le programme, nous a épargné les traditionnelles publicités pour laisser un groupe (Gush) jouer 3 chansons de son nouvel album. C'était frais et réjouissant.

"Fantastic Mr. Fox", Real. Wes Anderson (2007), 1h28 min.
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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 11:13
Cinq mots : navet, daube, nanar, merde, arnaque.
Voila ce qui arrive quand on confond un film avec un autre.
Une bande de flics décide de venger un collègue, en organisant une mission-représailles dans le QG des gangsters (majoritairement basanés, on y retrouve Doudou Masta) qui se situe dans une tour HLM dégradée. La réplique culte, dont je vous laisse apprécier la finesse, arrive à ce moment, quand un flic lance : "On va leur apprendre la Marseillaise".
L'opération ne se passe pas exactement comme prévu... Les vengeurs cagoulés échouent lamentablement. Les gangsters font alors preuve de cruauté jusqu'à ce que des événements paranormaux se produisent. Une "épidémie" transforme les gens en zombies... Gangsters et flics , pris au piège,décident de s'allier pour sortir de la tour ; le seul moyen d'éliminer les zombies est de leur éclater la tête (si possible avec un fusil à pompe).

Les dialogues sont pourris (il n'y a même pas d'ironie ou de second degré) ; les trucages lamentables ; le scénario inexistant et prévisible. On rit de désespoir en espérant que le film se termine...

"La Horde", Real. Yannick Dahan, Benjamin Rocher (2008), 1h36 min
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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 01:49
J'ai hésité avant de me rendre au cinéma. Fallait-il boycotter ce film parce qu'israélien?
Autre élément : la critique presque unanime, cela rendait l'affaire suspecte. Ma carte illimitée et ma curiosité ont fait pencher la balance du côté de l'art.
Nous sommes plongés en pleine guerre du Liban, plus précisément au moment de l'invasion des forces armées sionistes lors de l'opération répondant au doux nom de "Paix en Galilée" en juin 1982. Il s'agissait d'éliminer la résistance palestinienne qui se trouvait au Liban, tout comme de nombreux réfugiés depuis la création de l'entité sioniste. L'armée israélienne s'est alliée aux Forces libanaises de Bachir Gemayel pour contraindre l'Organisation de libération de la Palestine de quitter le Liban. Les massacres de Sabra et Chatila en sont une conséquence.
On pense alors au film (d'animation) qui traite du même thème et se termine sur les images des massacres : "Valse avec Bachir" (2008). Le départ des troupes israéliennes du Sud-Liban est illustré par un autre film israélien : "Beaufort" (2007). Cette dernière oeuvre, si elle dénonçait l'absurdité de l'occupation du Liban, se terminait avec une certaine impression de malaise puisque, finalement, c'est un hommage rendu à l'armée israélienne et une légitimation de l'Etat colonialiste.
C'est aussi le même malaise qui nous saisit avec "Valse avec Bachir" et "Lebanon" : celui d'être pris en otage par les blessures psychologiques de soldats israéliens qui n'ont pas la force de déserter ou de retourner leurs armes contre leurs propres généraux. C'est la société israélienne qui se regarde le nombril et ne voit l'arabe que dans le viseur. Tout au plus croise-t-on les Arabes alliés des sionistes. Arabes cruels, monstrueux et en qui on ne peut avoir raisonnablement confiance. On croise aussi cette femme dont la famille est prise en otage par les "terroristes" (comprenez les résistants), belle femme qui finit nue, humiliée, sous les regards des envahisseurs...
A vous de juger.

"Lebanon", Real. Samuel Maoz (2009), 1h32 min.
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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 01:01
Un film d'amour. Une histoire vraie.
Un flic (Steven Russel, interprété par l'extraordinaire Jim Carrey) profite de sa position pour découvrir l'identité de celle qui l'a abandonné alors qu'il venait de naître. Les retrouvailles ne se déroulent pas comme il l'entend... Steven démissionne et déménage, avec sa femme (bigote) qu'il aime. Suite à un violent accident de voiture qui a failli lui coûter la vie, Steven décide, sur le brancard, de devenir celui qu'il est, au grand jour : gay, gay, gay; gay, gay! Il quitte sa femme et vit à fond, couvre de cadeaux ceux qu'il aime jusqu'à ce que son salaire ne lui permette plus de couvrir ses dépenses. C'est alors que l'ex-policier devient arnaqueur professionnel et finit par se trouver en prison. C'est en taule qu'il fait la connaissance de Philipp Morris (un Ewan McGregor touchant de blonde innocence). Pour lui, Steven ira encore plus loin dans l'arnaque et le mensonge. Par amour.
On passe un vrai bon moment de cinéma. Ça va du rire aux (presque) larmes. On est surpris par le scénario, touché par la performance des acteurs. Allez le voir, sans hésiter.
 
"I love you Philipp Morris", Real. Glenn Ficarra, John Requa (2009), 1h36 min.
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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 20:16
URSS, durant l'automne 1952. La révolution eut lieu 35 ans auparavant, l'assassinat de Trotsky remonte à 12 ans et la mort de Lénine à 28 ans. Une jeune et belle urologue (Anna, interprétée par Marina Hands) qui exerce dans un hôpital, pratique le magnétisme curatif. Son époux (Vassili, incarné par Edouard Baer) est physicien, ils vivent une belle histoire d'amour, ternie par leur incapacité à concevoir un enfant. Leur vie marquée par la routine des arrestations (et de la peur des arrestations), dans le contexte immédiat du "complot des blouses blanches". S'ajoute à cela le harcèlement sexuel dont est victime Anna à l'hopital, ainsi que les plaintes des voisins. Staline (interprété par André Dussollier, méconnaissable), qui vient de se séparer de son médecin juif (déporté au Goulag), fait appel  à Anna. Le dictateur, mourant, veut avoir recours à ses soins alternatifs pour rendre supportable le mal qui le ronge. Entre relation spéciale s'établit entre le "Petit père des peuples" et celle qui soigne avec ses mains.
Précisons que c'est tout de même assez troublant de voir un film censé se dérouler en URSS avec des acteurs français, qui parlent en français. Une présence russe n'aurait sans doute pas fait de mal. Ensuite, le générique du début (qui reprend l'hymne soviétique chanté par les puissants et mélodieux choeurs de l'Armée rouge) reste pour le moins énigmatique, entre la force de la musique et ce que semble suivre la caméra. Enfin, on reste un peu trop souvent en intérieur, comme au théâtre (du coup, pour l'aspect évasion qu'on aime au cinéma, on verra autre chose).

"Une exécution ordinaire",  Real. Marc Dugain (2009), 1h45 min.
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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 00:34
Oubliez vos représentations usées du célèbre détective qui habite Baker Street.
Sherlock Holmes est interprété par Robert Downey Jr. que nous avions vu récemment dans "Le Soliste" et qu'on retrouvera dans la suite tant attendue d' "Iron man". Son inséparable Docteur Watson est incarné par le Britannique Jude Law dont on se remémore la prestation dans "L'Imaginarium du docteur Parnassus" qui se déroulait également à Londres.
La réalisation rompt radicalement avec l'idée qu'on pouvait se faire du détective, surtout quand on a grandi avec les dessins animés de ce genre. Sans dévoiler l'intrigue, ce divertissement grand public (et nous faisons partie du grand public) fait qu'on a du mal à s'ennuyer et à ne pas esquisser des sourires devant certaines scènes. On peut voir ce film comme une ode à l'amitié, qui reste, avec l'amour, l'une des plus belles conquêtes du genre humain. Mais comme c'est un film de Guy Ritchie, impossible de ne pas avoir une scène de combat filmée comme seul lui peut le faire. On repense alors à "Snatch" (et à Brad Pitt le super gitan combattant torse nu).
Il y a même un petite morale politique parce que le méchant, adepte de magie noire et qui prend le contrôle d'une loge occulte (évidemment, rien à voir avec ce à quoi vous pensez, vous les théoriciens du complot islamo-gauchiste), est un impérialiste nostalgique de la grandeur britannique... Devinez la suite!

"Sherlock Holmes", Real. Guy Ritchie (2008), 2h10 min.
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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 12:06
L'histoire se passe en Louisiane, à New-Orleans précisément. A une époque qui n'est pas encore la nôtre. Une jeune Noire, bercée de contes de fées durant son enfance, attend secrètement son prince charmant... Mais en attendant, elle travaille plus pour gagner plus, en espérant économiser assez pour ouvrir son propre restaurant. Jusqu'ici, tout va bien... Soudain, une mystérieuse grenouille fait son apparition. Elle parle même (oulala)... Et prétend être un prince victime de sorcellerie!!! La grenouille demande à la jeune fille de l'embrasser, pour retrouver son apparence humaine. Je vous laisse deviner la suite...
Contrairement à la majorité des dessins animés sortis dernièrement, celui-ci se limite à la 2D, comme à la bonne époque des Aladin, Pocahontas ou autre Roi Lion. Cela me rappelle l'époque où mes amis, quoique bagarreurs, connaissaient par coeur les chansons du type "Ce rêve bleu" ou "Hakuna matata". Si vous êtes nostalgiques de cette époque où les factures, loyers et impôts étaient des luxes parentaux, foncez voir ce film malgré son conformisme et sa morale bien américaine. Tout se finit bien, la jeune femme ouvre son resto et elle finit sa vie avec un basané.
PS : On n'oubliera pas Katrina.

"La Princesse et la grenouille", Real. Ron Clements, John Musker (2009), 1h37 min
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